"Votre colis a rencontré un problème lors de l'acheminement, veuillez régler 1,95 € de frais." ou encore "Info-Antai : Vous avez une contravention impayée de 35 €". Si vous possédez un téléphone portable, vous avez forcément déjà reçu l'un de ces messages. Parfois, le timing est troublant : vous attendez justement une vraie livraison ce jour-là. Le message a l'air officiel, le lien pointe vers un site qui ressemble à La Poste ou au gouvernement. Mais qu'est-ce qui se cache réellement derrière ce simple SMS ?

Qu'est-ce que c'est vraiment et qui tire les ficelles ?

On imagine souvent qu'un SMS frauduleux est envoyé manuellement par un petit escroc. La réalité est beaucoup plus industrielle. Ce phénomène porte un nom : le Smishing (contraction de SMS et de Phishing). Derrière ces messages se cachent des réseaux criminels très organisés qui gèrent de véritables "centres d'arnaques" à l'étranger. Ils utilisent des logiciels automatisés capables d'envoyer des centaines de milliers de SMS par heure. Leur but n'est pas de vous voler 1,95 €. L'objectif réel est de récupérer vos données bancaires complètes. En pensant payer de petits frais de douane ou une amende minorée, vous tapez les numéros de votre carte bleue. Ces informations sont immédiatement siphonnées pour vider votre compte.

La grande question : comment ont-ils eu votre numéro ?

Si les escrocs ont votre numéro, c'est parce qu'ils l'ont acheté. Il existe sur Internet de gigantesques "fichiers clients" qui s'échangent. Votre numéro s'y est retrouvé de deux manières principales :

L'erreur que nous faisons tous face à ces SMS

Quand on est bombardé de ces messages, l'exaspération prend le dessus. On est tenté de répondre "STOP" en espérant être désinscrit. C'est le pire réflexe à avoir. Les réseaux d'arnaqueurs utilisent ces campagnes pour "tester" les numéros qu'ils ont achetés. Si vous répondez — ou même si vous cliquez sur le lien pour voir — leur logiciel enregistre que votre numéro est actif et que vous lisez vos messages. Dès cet instant, votre numéro prend de la valeur et sera revendu à d'autres réseaux d'escrocs. C'est la raison pour laquelle un clic imprudent entraîne souvent des dizaines d'autres SMS frauduleux dans les jours qui suivent.

Bloquer ne suffit pas, il faut nettoyer vos données

Signaler le SMS au 33700 et bloquer l'expéditeur est utile, mais cela ne stoppera pas le problème à la racine. Les fraudeurs utilisent des logiciels pour changer de numéro d'envoi tous les jours. Tant que votre numéro de téléphone personnel est écrit noir sur blanc dans les bases de données qui circulent sur Internet, vous resterez une cible. Pour retrouver la paix, il faut assécher la source. La loi européenne (le RGPD) vous autorise à exiger de toutes les entreprises de collecte de données qu'elles suppriment définitivement vos informations de leurs serveurs (Article 17 : le droit à l'effacement). Sans vos données dans les fichiers officiels, le risque de fuite vers les réseaux criminels chute drastiquement.

Ne laissez plus votre numéro circuler de main en main

Faire valoir votre droit à l'effacement seul est un vrai casse-tête administratif : il faut identifier les entreprises, trouver leurs adresses juridiques et envoyer des dizaines de courriers. DataStop automatise entièrement vos demandes légales de suppression pour sortir de ces listes de diffusion et retrouver un téléphone silencieux.

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